Toiture, fondation, électricité, thermographie : quatre points que je regarde de près à chaque inspection
Par Pantelis Ambatzis, CMI® · 23 septembre 2026
On me demande souvent ce que je regarde vraiment pendant une inspection préachat. La réponse franche : tout ce que je peux voir et atteindre de façon sécuritaire, selon la norme BNQ 3009-500 que je suis pour chaque inspection au Québec. Mais il y a quatre endroits où je prends mon temps, parce que c'est là que se cachent les surprises coûteuses. Les voici, avec des photos de mes propres inspections récentes.
1. La toiture
Le toit est la première barrière contre l'eau, et à Montréal il subit la neige, la glace, le gel et le dégel. Sur un bardeau d'asphalte, je regarde les granules, les languettes, les solins autour des cheminées et des évents, et tout ce qui touche au toit ou le surplombe, comme les branches. Quand un toit est trop à pic, trop haut ou trop fragile pour y marcher en sécurité, je fais voler le drone pour que vous puissiez le voir de près dans le rapport.

Ce que ça veut dire pour vous : un toit comme celui-ci n'est pas un détail, c'est un remplacement à prévoir. Je ne peux pas vous donner de prix, mais je peux vous dire qu'il doit entrer dans votre budget et dans votre discussion avec le vendeur avant de lever la condition d'inspection.
2. La fondation et le crépi
Beaucoup de maisons de la région de Montréal construites après la guerre ont une fondation de béton coulé recouverte d'un enduit de ciment, le crépi. Le crépi fissure et tombe avec le temps, et en soi c'est surtout esthétique. Ce que je veux savoir, c'est ce qu'il y a derrière : une fissure dans le béton lui-même, est-elle active, l'eau entre-t-elle, et le terrain est-il en pente vers la maison ou vers l'extérieur?

Je vérifie toujours le même endroit de l'intérieur, avec un humidimètre quand le mur est fini. Une fissure qui correspond à une zone humide ou tachée à l'intérieur fait l'objet d'une recommandation claire de la faire évaluer par un spécialiste en fondation. Une fissure capillaire sèche et stable, elle, est notée à surveiller, avec un crépi à garder en bon état.
3. L'entrée électrique
Avant même d'ouvrir un panneau, je regarde comment le courant entre dans la maison. Sur les plex et les maisons plus anciennes de Montréal, l'entrée est souvent aérienne : les fils du distributeur, les mâts, les têtes de branchement en haut et les attaches qui tiennent le tout au mur. Je vérifie que les mâts sont droits et bien fixés, que les têtes de branchement sont intactes et que rien ne tire sur la maçonnerie.

À l'intérieur, j'ouvre le panneau principal quand c'est sécuritaire et je cherche les traces de surchauffe, les disjoncteurs à double raccordement, le filage mélangé ou trop petit et l'équipement ancien qui intéresse les assureurs. Si des travaux sont nécessaires, la recommandation est simple : un maître électricien titulaire d'une licence, comme l'exige la Régie du bâtiment du Québec.
4. La thermographie
Une caméra thermique ne voit pas à travers les murs, et elle ne voit pas l'eau. Elle voit des différences de température en surface. C'est quand même très utile, parce qu'un manque d'isolant, une fuite d'air ou un matériau mouillé apparaissent comme une zone plus chaude ou plus froide que ce qui l'entoure.

La caméra me dit où regarder; l'humidimètre et mes yeux me disent ce que c'est. Autour des lanterneaux et sous les toits plats, ça évite bien des suppositions.
La suite
Aucun de ces quatre points ne devrait à lui seul vous faire fuir une maison. Le but, c'est de savoir ce que vous achetez avant la fin du délai de la condition d'inspection de votre promesse d'achat, pour que vous et votre courtier puissiez décider quoi faire : aller de l'avant, négocier, ou demander l'avis d'un spécialiste. Je vous explique chaque constat sur place, et le rapport écrit d'inspection préachat suit avec les photos. Pour aller plus loin sur un point, voyez les pages toiture, électricité et imagerie thermique.
Vous achetez à Montréal, à Laval ou dans l'Ouest-de-l'Île? Appelez 514-924-8887.